Voilà qui s’inscrit désormais dans le paysage. Ici, comme ailleurs. Cela fait trois ans que la Ville de Montbéliard a recours à la plate-forme internet dénommée « webencheres.com ». Du nom d’un site spécialement conçu pour les collectivités par une société basée dans le Finistère, laquelle a parfaitement flairé le filon en leur offrant le moyen exclusif d’écouler leurs biens (réformés) en toute simplicité.
Une forme de Bon Coin qui fait de plus en plus d’adeptes.
À Montbéliard, la Ville a souscrit, dès 2015, un abonnement annuel au site. Soit un coût de 1200 euros. Un choix manifestement plus avantageux que la seconde alternative proposée par les promoteurs de webencheres : en l’espèce, une commission de 10 % par vente. Car visiblement, ça marche. Les deux ventes organisées en 2015 avaient rapporté 5 083 €. Les deux suivantes en 2016, 24 472 €. Ce fut 27 516 € pour une mise à prix de 5 275 €.
Chaises et mini-pelle
La dernière session 2018, qui a débuté vendredi et qui se terminera le 31 octobre, fait état d’un certain nombre d’objets dont la Ville entend se séparer.
Rétroprojecteur (20 €), relieuse (30 €), lot de tables, de chaises à divers prix selon la quantité, nettoyeur haute pression (50 €), chariot élévateur (100 €), mini-pelle (4 000 €), lave-vaisselle (300 €). Mais aussi deux Peugeot 206 (500 et 100 €), un Renault Kangoo (100 €) ou encore un utilitaire benne Mitsubishi Canter (100 €). Total des mises à prix : un peu plus de 7 000 €.
Une perspective qui vient de faire l’objet d’une délibération du conseil municipal dans la mesure où la législation plafonne à 4 600 € le montant des biens que le maire peut céder sans en référer à quiconque.


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