Pont-à-Mousson, la Ville mise sur Webenchères – 26-01-16

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La pratique serait du « gagnant-gagnant ». Depuis quelques semaines, à l’instar de nombreuses autres communes de France, la mairie de Pont-à-Mousson a souhaité mettre en vente son matériel réformé, ou qui n’est tout simplement plus en usage.

« Et faut voir tout ce que l’on vend », glisse, plein d’enthousiasme, Mickaël Steckmann, le directeur de cabinet du maire de Pont-à-Mousson. Ici, l’antique voiture de service de Pierre Blanchard, le directeur général des services, a trouvé preneur à 2.815 euros, là où la mise à prix était de 2.000 billets.

Sur une autre page, c’est une vieille motobineuse, dotée d’un réservoir de moto populaire d’après-guerre qui a changé de mains, contre 131 euros. Mieux. Un lot de radiateur s’est disputé avec force de 19 enchères. « Mis à prix 40 euros, c’est tout de même parti à 300 euros. Ce n’est vraiment pas du gaspillage », jure le directeur de cabinet, tandis que Laurence Ferrero, la première adjointe, plébiscite elle aussi le dispositif. « En plus de rapporter de l’argent à la ville, cela rend service aux gens », explique cette dernière, mettant en avant cette procédure permettant de valoriser le moindre centime. « On récupère de l’argent où l’on peut », jure-t-elle encore.

 

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Contenir le budget

Ailleurs. À Nomeny notamment, il y a quelques semaines, c’étaient des bancs d’école qui étaient proposés à la population via les réseaux sociaux. Là encore, l’aspect financier a été pris en compte mais pas seulement. Dans ce genre d’objets, en provenance d’écoles ou d’anciens cinémas, c’est aussi l’aspect affectif qui incite les habitants à racheter ce petit bout de leur enfance.

De petits trésors de chineurs, qui autrefois pouvaient refaire surface au détour des bennes de tri ou de ventes auprès de professionnels. La crise étant passée par là, désormais, le plus infime objet est mis en vente. Ainsi, sur web-enchères, on trouve aussi une imprimante partie à 11 euros. Gageons que d’autres devraient suivre avec l’impression qui se fait désormais en réseau, sur une grosse photocopieuse collective. De même que quelques téléphones portables.

À noter qu’une page vient également d’être ouverte au nom de la communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson. Que les chasseurs de bonnes affaires ne s’y précipitent pas tout de suite, aucun objet n’a pour l’heure été mis en vente. Surtout pas une balayeuse publique, comme c’est le cas ailleurs dans d’autres communes.

Quoi qu’il en soit, du plus gros au plus petit objet. La démarche est bénéfique pour la ville, tout autant que pour le contribuable qui voit, par ce biais, une façon de contenir le budget de sa ville.

De là, à compenser la baisse des dotations de l’Etat, il faudra pourtant encore pléthore de ventes similaires. Mais ne dit-on pas « les petits ruisseaux font les grandes rivières ? »

A voir toutes les offres de la ville ou de la com’com en tapant sur la page webenchères/pont-à-mousson, ou Bassin de Pont-à-Mousson.

Emmanuel VACCARO

 

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