Webenchères, la caverne d’Ali Baba des collectivités – 1/02/12

7joursàbrest


Webenchères.com grouille de trésors. De tous ces objets, des plus insolites aux très utiles, qui ne servent plus aux collectivités de France. Derrière le site ? Des Brestois.
Besoin d’une yourte pour partir en vacances cet été, d’un camion de pompier (un vrai, pas un jouet), de costumes d’opéra ou même d’un ventilateur hydraulique (ben oui pourquoi pas) ? Alors un coup d’oeil sur webenchères.com peut vous aider.

Le site d’enchères en ligne est une véritable caverne d’Ali Baba… publique. Une précision de taille, car ici seules les collectivités peuvent mettre en vente du matériel. Mairies, communautés de communes, conseils généraux et régionaux et même les Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) viennent y mettre en ligne le matériel dont ils ne se servent plus.

 

Pas que de l’insolite

De l’insolite qui ravira les collectionneurs, mais aussi du classique comme des voitures, des ordinateurs portables, du mobilier d’intérieur… Derrière ce site original, une société brestoise, Gesland développements. Fondée en 1998, l’entreprise avait pour premier créneau le développement de logiciels de gestion de cimetière pour les collectivités. «Jusqu’à ce que la ville du Mans lance une requête pour se débarrasser d’objets qui encombraient ses hangars», raconte Laëtitia Faudot, responsable commerciale à Gesland Développements.

Webenchères.com était né. D’une poignée de collectivités au lancement, en 2008, le site en fédère désormais 200 en France. Marseille, qui a vendu via le site la voiture et le fauteuil de son maire Jean-Claude Gaudin, et Lille sont dans la liste des grandes villes. Le Finistère compte pour sa part 24 collectivités, dont Brest métropole océane (BMO).

 

6.000 visiteurs par jour

«L’intérêt pour la collectivité qui vend est de pouvoir profiter d’une plateforme de communication nationale, poursuit Laëtitia Faudot. Mais aussi de conseils sur la mise en ligne des produits, sur la durée de la mise aux enchères…» Et puis webenchères.com, c’est aussi des chiffres solides à l’appui. 6.000 visiteurs uniques par jour et 18 millions de pages vues sur une année.

Ce qui attire l’acheteur ? «Des prix de départ souvent cassés, en dessous du marché, explique Laëtitia Faudot. Plus que le profit, beaucoup de collectivités cherchent avant tout à se débarrasser de matériaux encombrants».

 

Pas de livraison à domicile

Il y a tout de même un petit bémol. Les collectivités ne livrent pas le matériel vendu. À l’acheteur de se déplacer.

 

Par Fabrice Pouliquen

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